Elimination de l'arsenic

En accord avec les recommandations de l'OMS, la directive européenne 98/83/CE, du 3 novembre 1998, fixe à 10 µg/l la concentration maximale en arsenic admissible dans les eaux destinées à la consommation humaine.

La présence de l'arsenic dans l'eau


L'arsenic est naturellement présent dans l'eau sous deux formes : arséniate (As V) et arsénite (As III), 10 fois plus toxique.

La concentration moyenne à laquelle il est présent est d'environ 10 µg/l dans les eaux de surface. Néanmoins, certaines régions du globe sont concernées par des contaminations plus importantes : Amériques (Nord et Sud), Inde, Bangladesh et Thaïlande.


En France, une étude menée par la DASS en 1997 sur les eaux souterraines et de surface, à porté sur 2 690 analyses a mis en évidence des concentrations supérieures à 10 µg/l dans 4,8 % des cas, et supérieures à 50 µg/l dans 1,1 % des cas.

Techniques d'élimination de l'arsenic


Les principales méthodes d'élimination de l'arsenic sont :

  • la précipitation à la chaux,
  • l'échange d'ions,
  • l'oxydation,
  • les techniques membranaires,
  • la précipitation par les sels de fer ou d'aluminium,
  • l'adsorption sur matériau filtrant spécifique.

Effets et nuisances


L'ingestion d'arsenic peut se faire par l'eau, composante des boisson, et par l'alimentation (fruits et légumes, poissons et crustacés).

La contamination de l'air, entraîné dans les cours d'eau lors des précipitations, est essentiellement due aux activités industrielles : exploitation minière, traitement du bois de construction.

La toxicité des dérivés de l'arsenic dépend des taux ingérés.

L'arsenicisme, effet de l'intoxication sur une longue période (entre 5 et 20 ans) peut se manifester par une dépigmentation de la peau dans les cas les moins graves et par des cancers (peau, vessie, reins, poumons). De plus, on suspecte l'arsenicisme d'être responsable d'hypertension, d'agir négativement sur le diabète et sur la reproduction. A des doses élevées, entre 70 et 180 mg/l, l'arsenic est mortel.

Une des plus importantes intoxications, connue sous le nom de "la maladie du pied noir", eut lieu en Chine. Cependant, cette maladie des vaisseaux sanguins, se traduisant par une gangrène, n'a été observée qu'une seule fois.